Le Lait de Foin : une exigence, pas une contrainte
On le sait, tout le monde n'est pas prêt à passer en Lait de Foin demain.
Nous le comprenons parfaitement — les performances quantitatives sont différentes
et la transition demande du temps.
Mais voici la réalité technique : l'affinage long n'est pas compatible
avec les butyriques. Ces bactéries, issues des fourrages fermentés
(ensilage, enrubannage), produisent des gaz qui font gonfler et éclater les
fromages pendant l'affinage. Ce n'est pas une lubie — c'est de la science fromagère.
C'est pour cette raison que les plus grandes AOP françaises à pâte pressée,
comme le Comté ou le Beaufort, interdisent les aliments fermentés dans leur
cahier des charges. Nous voulons produire une tomme de haute gastronomie capable
de rivaliser avec ces références. Cela passe par cette exigence.
Concrètement, le Lait de Foin c'est : la forme de production
originelle du lait. Les animaux nourris à l'herbe en été et au foin en hiver,
sans aliment fermenté ni OGM, au rythme des saisons. Un signe officiel de qualité
européen (STG) reconnu par l'INAO, et un faible impact carbone qui répond
aux attentes sociétales.
Le séchage en grange permet d'y arriver en garantissant un fourrage de qualité
malgré les aléas climatiques. Des pistes de financement existent et nous
accompagnons chaque éleveur dans cette transition.
Découvrir le Lait de Foin en détail →